July 10, 2010

Burqua, Hijab, Niqab, Tchador ... Toutes Voiles dehors

Qu’en dit le Coran, «parole de Dieu» et source du droit islamique?... Peu de choses, et plutôt évasives. A y regarder de plus près, un décalage saute aux yeux : le poids envahissant, depuis un quart de siècle, de la question du voile alors qu’elle occupe si peu de place dans le corpus des Ecritures.

Le Livre Saint qui comporte 6219 versets n’en consacre pas plus de… trois (!) au voile féminin. Et qui plus est, des énoncés trop laconiques et pas assez explicites pour donner une idée pratique de la taille, de la forme ou de la manière de porter le “hijab”, ce bout de tissu voué à «préserver la pudeur» de la croyante.

En réalité, le livre saint insiste plus sur la nécessité pour les femmes de ne se monter aux hommes étrangers à la famille qu’ «en baissant leurs regards» et en «rabattant leur voile sur leurs poitrines» afin de «ne point être offensées».

Ce flou quant au rideau de chasteté a laissé libre cours à autant de versions de voiles que de pays d’islam : hijab, jilbab, tchadri, haïk, niqab, tarha, tchador, kichali, tudung, ibadou, tous ces noms attestent qu’il y a eu mille et une manières de dissimuler les atours de la femme…

Et il suffit de jeter un œil sur les gravures arabes, les miniatures persanes, les peintures mogholes ou encore les photos prises au cours du XIXè siècle, pour constater que la croyante y figure le plus souvent à visage découvert.


La mise à l’index du voile féminin intégral ne date pas d’aujourd’hui

L’Espagne catholique de la Reconquista le déclara hors la loi dès 1513 par un édit de la reine de Castille et d’Aragon, Jeanne la Folle.
L’Union soviétique organisa de veritable autodafés de tchadors à travers le Caucase et l’Asie centrale, notamment à Tachkent, en Ouzbékistan.
Atatürk s’en moqua avant de l’abolir du service public;
le Shah d’Iran l’assimila à une camisole.
En pleine guerre d’Algérie, la France organisa le 13 mai 1958 à Alger une spectaculaire démonstration de dévoilement public, au cours de laquelle un groupe de femmes mit le feu aux haïks de satin ivoire et voilettes de gaze.
Plus tard, une fois l’indépendance de l'Algérie acquise, le cinéaste Mohamed Bouamari tourna en 1972 “Le Charbonnier”, un film qui se clôt par une scène où une femme du bled, devant des hommes abasourdis, arrache son voile blanc avant de le jeter par-terre…

via Deus Ex Machina

0 comment :   +/-